"À Ciel Ouvert", c'est un parcours d'art actuel qui prend place tous les deux ans le long du Renaison et dans la plaine de la Rivoire à Riorges. La prochaine édition du parcours « À Ciel Ouvert » se tiendra du 6 juin au 8 novembre 2026. Vous pourrez retrouver neuf nouvelles oeuvres sur le site. Venez vite les découvrir !

N°1 - Réserve naturelle de la Rivoire
Olivier THOMAS (Paris, Île-de-France)
Palettes recyclées, peinture
En collaboration avec Catherine Monin
Et avec la participation de Malyss Compagnie
La Réserve Naturelle de la Rivoire détourne les codes des parcs animaliers pour inviter à observer l’humain contemporain dans certaines de ses activités quotidiennes. Entre humour décalé et approche anthropologique, le dispositif interroge notre rapport au vivant et nos comportements en société : sommes-nous encore capables d’habiter le monde pour nous-même, sans médiation ni spectacle ?
Architecte de formation, Olivier Thomas se consacre à partir de 2002 au spectacle vivant. Scénographe, musicien, fondateur de la compagnie Le Bruit des Nuages, il développe des formes scéniques hybrides mêlant fiction et arts plastiques. Depuis 2017, il réalise in situ des installations en plein air.

N°2 - Vinci la fourmi
Matthew BURTON (Jonquières, Hérault)
Bois brut
La fourmi, symbole de coopération, de résilience et d’ingéniosité, incarne la capacité du vivant à bâtir des ponts entre les mondes. Sculpture monumentale et ouvrage d’art praticable, Vinci la Fourmi encourage à ralentir, observer et à dialoguer avec la nature et propose de traverser, ensemble, les frontières visibles et invisibles qui nous séparent.
Matthew Burton grandit entre la France et les États-Unis, porté par l’influence artistique de sa mère et le savoir-faire manuel de son père. Après avoir exploré plusieurs métiers manuels, il découvre, en 2013, le land art qui réunit toutes ses passions. Il consacre désormais son travail à créer un dialogue poétique entre l’homme et la nature.

N°3 - Bienvenue / Interdépendance
Marisa MERLIN (Padoue, Italie)
Chaises recyclées, branches
L’installation est composée de chaises liées entre elles par des branches tressées. Seules, ces chaises abîmées ne pourraient être utilisées ; réunies, elles forment une structure accueillante invitant à profiter du paysage. L’installation évoque le lien : même si nous sommes différents, nous sommes tous liés les uns aux autres et à la nature qui nous accueille.
Marisa Merlin créée des installations dans des espaces publics naturels et urbains. La question environnementale est au centre de sa réflexion personnelle et artistique. Ses œuvres dialoguent avec l'environnement et les habitants du lieu. Elle a participé à d’importants évènements artistiques à l’échelle internationale.

N°4 - JACQUES
Muro Atelier (Lisbonne, Portugal)
Bâche PVC recyclée
Avec le soutien matériel de MFM Bâches (Melay)
Jacques poursuit la réflexion autour de l’eau sous une autre forme. L’installation prend l’allure de ce qui pourrait être un coquillage, une forme familière, une présence étrangère, un fragment déplacé d’un ailleurs aquatique. Jacques déploie des formes arrondies.
Ses arches lui confèrent une dimension de sanctuaire, une présence plus symbolique que fonctionnelle. Ses courbes ondulantes rappellent d’autres eaux, d’autres rivages. Le folklore balnéaire affleure dans ses formes. Ces motifs balnéaires sont volontairement détournés, réemployés dans un contexte décalé. Ils jouent sur l’ambivalence entre légèreté estivale et étrangeté sculpturale, entre souvenir collectif et présence énigmatique.

N°5 - Tout le bleu du ciel
Charlotte GOFFETTE (Lyon, Rhône)
Huile de lin
Tout le bleu du ciel s’inspire du cyanomètre, instrument conçu par Horace Bénédict de Saussure pour observer les variations chromatiques du ciel. L’artiste se réapproprie l’outil et invite à comparer les 53 nuances de bleu identifiées avec celles du ciel réel. Le cheminement créé brouille la frontière entre le haut et le bas, mondes séparés par la pensée occidentale, et propose de littéralement marcher entre ciel et terre.
Charlotte Goffette est une artiste-designeuse belge diplômée de l’École Supérieure d’Art et Design de Saint-Étienne. Sa pratique se situe à la croisée de la recherche, de l’expérimentation plastique et des sciences. Ses installations interrogent notre expérience sensible des phénomènes atmosphériques.

N°6 - Aire de pique-nique
Cyprien DESREZ (Caen, Calvados)
Bois, contre-plaqué, tasseaus, vis
Cyprien Desrez reproduit à échelle réelle le pictogramme du panneau de pique-nique autoroutier. Installés au milieu d’un espace végétal, le sapin et la table prennent vie. Les visiteurs, spectateurs de l'œuvre, peuvent alors s'y mesurer et entrer, en quelque sorte, dans le panneau.
Bercé par la culture skate, MTV, le rap, le football, l'équitation et le tennis, Cyprien Desrez fait tout le temps de l’auto-stop. Son travail tourne autour de l'amour de l’errance. Il parle d'autoroutes, de Google Street View, de voyage Internet… Son envie est de produire quelque chose de « souriable », de généreux comme un gros gâteau à la pâte d'amande. Son rêve : réaliser un opéra-autoroutier.

N°7 - Prendre le taureau par les cornes
Lika GUILLEMOT (Domaize, Puy-de-Dôme)
Céramique, fils de coton, laine de mouton
et fer à béton
Animal puissant, symbole de fécondité lié aux cultes agraires, le taureau porte le poids de la terre. On pense au grand taureau sauvage préhistorique sortant de terre. Il apparaît aussi dans la mythologie grecque avec l’enlèvement d’Europe par Zeus, transformé en magnifique taureau blanc. L’installation propose ici de chevaucher fièrement le taureau dans une puissance joyeuse qui nous relie au reste des vivants.
Partant de l’observation de la nature et du dessin, les projets de Lika Guillemot se déploient sous forme de modelages, tissages et installations. Elle affectionne les matériaux naturels et chargés d’histoires, pour modifier le réel et nous faire basculer dans un monde onirique fait de métamorphoses.
N°8 - Ariane
Audrey DEVAUD (Besançon, Doubs)
Bois, métal
Avec l'assistance de Gwilherm Courbet et Victoria Kauten
Ariane évoque le mythe du fil d’Ariane à travers un parcours sculptural inspiré des jeux de motricité. Un circuit accueille des mains en bois, figées dans des gestes variés, que le visiteur est invité à faire glisser. Ce geste simple crée une relation de guidance réciproque : guider une main tout en se laissant guider. L’œuvre propose une expérience sensible autour du lien et du fil qui relie.
Diplômée d’écoles d’Arts, Audrey Devaud développe une pratique centrée sur les repères, les rituels et les objets fétiches. Elle explore notre relation à la matérialité et aux gestes quotidiens. Son travail, soutenu par des institutions, a été présenté en France et en Suisse.

N°9 - Chlore
Muro Atelier (Lisbonne, Portugal)
Bâche PVC recyclée
Avec le soutien matériel de MFM Bâches (Melay)
Œuvre participative réalisée avec six classes des écoles élémentaires de Riorges, des familles invitées par le CCAS et le Centre Social ainsi qu’un groupe de seniors du Foyer Pierre Laroque.
Les artistes ont animé vingt jours d’ateliers auprès des différents publics. Les participants ont pu explorer la thématique de l’eau et de la piscine à travers le dessin, l’écriture, la parole, la mise en scène, le mouvement et le chant. Leurs dessins rentrent dans la composition de l’œuvre. Leur mouvement donne lieu à une performance, une nage synchronisée à sec, avec lunettes et bonnet de bain, le jour de l’inauguration.
L'installation participative prend sa source dans l'histoire hydrique oubliée de Riorges. Cette mémoire de l’eau, essentielle à la compréhension du territoire, a servi de prétexte pour explorer les notions de ressources invisibles et de transformation du paysage. En travaillant à la création d’une piscine vide grandeur nature, les participants ont été invités à jouer avec les codes de l’absurde et de l’ironie, pour mieux interroger nos usages contemporains de l’eau. En bâtissant une piscine sans eau, nous amenons à nous questionner autrement sur la consommation et sur la valeur symbolique de ce bien commun qu’est l’eau. Elle convoque une forme d’architecture de loisirs devenue inutile, presque une ruine, symbole profane figé au milieu du paysage

N°10 - Fleur du Vent
Artisans du Vents, Bruno TONDELLIER et Didier FERMENT (Amiens, Somme)
Bambou, dentelle, vent
Aucun herbier ne recense les Fleurs du vent, aucun botaniste ne les a jamais croisées. Leur évocation nous semble pourtant naturelle, à la lisière du rêve et du réel. Le dispositif invite à une expérience sensible : capter les murmures improvisés par le vent grâce aux bambous harpes éoliennes. Peut-être alors, l’espace d’un souffle, percevrez-vous une fleur du vent.
B. Tondellier et D. Ferment font partie du collectif Artisans du vent, né de rencontres lors d’événements artistiques et éoliens. Leur espace de création est la nature dans toute sa variété. Techniciens, bricoleurs et cerfs-volistes, ils créent des installations qui sont le fruit de leurs recherches et qui invitent, ensuite, au partage et au jeu.
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Programme - À Ciel Ouvert 2026
Retrouvez les rendez-vous autour de l'édition À Ciel ouvert 2026.

